Insecta

C’était un soir de soif, la nuit tardait, la faute à la saison, l’approche rampante de l’été. Une journée de bureau t’estourbit comme un coup de massue. Tout ce temps qui part en fumée. Pourquoi se démener comme un ver ? Ce cirque noir pour payer les factures. Un constat sévère appelle des mesures drastiques : garder assez de fric et de gnôle pour réfléchir à tout ça tranquillement, tout doucement, au long cours. Retrouver le rythme et l’atavisme de l’insecte.

L’insecte était un ancêtre, totem du parasite. Aïeul du vampire. A l’origine sangsue. Mendiant. Pillard. Infectieux. Et depuis ce monde, cette vie, ces vivants et ces morts, tous ceux là sont des proies, des hôtes, des pourvoyeurs.

Et demain il faut y retourner, le bon whisky coûte une blinde. L’espace et le temps hors de prix. La survie exige des habiletés de plus en plus pointues. Des techniques de samouraïs. La lame coupe, tranche, sépare. Les têtes roulent au sol comme dans les films que nous regardions enfants. Like when we were kids.

 

 

 

 

 

 

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