Hybrid Station (Stage 9)

Sur le point de les quitter, je ne les reconnais plus vraiment. Leurs visages diffèrent très légèrement. Je ne reçois pas les mêmes messages, ne perçois rien d’identique, leurs personnalités, leurs mouvements n’ondulent plus comme avant. Maintenant qu’il faut partir : je ne sais plus quoi penser, sur qui compter ni pourquoi.

Des années là, à bruler. Et la fin qui s’approche.

Le vieux paquebot verdi tangue doucement près du quai,
Les sons étouffés du piano mécanique qui lui sortent des entrailles,
Caché dans la brume, battu par les pluies grises de l’hiver :
Dans un temps cardinal, flotte dans l’air et la mer,
Fantôme de rouille, de graisse et de métal sans fin.

 

 

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