Spermachine

Des lumières qui passent certaines sont dorées, nombreuses sont dorées, parfois la vie est douce, tandis que les systèmes productifs engendrent des erreurs, des aberrations et des monstres. Univers, familles, entreprises, couples, sociétés, institutions, syndicats : pareilles dérives, mêmes produits dégénérés. Mais parfois la vie est douce et les objections n’existent qu’à peine.

Demain nous pourrions bien être élevés en batterie par des robots qui nous prélèvent la semence et nous colonisent l’utérus aux fins de reproduction hybride, traits comme des vaches, colonisés comme des ancêtres de migrants, l’engin et le ventre douloureux comme des pis violacés, régulièrement remplis et vidés comme des poulets. Mais ce soir je suis soul et demain je m’en fous.

César et l’espace, l’espèce, les interstices. Un frère obsédé par les poules et Pompéi. Traversé par la place de l’air dans la matière, il crée des emballages sous vide. Je me souviens des carcasses de bagnoles dans les casses auto sur la nationale 20, l’odeur familière du cambouis et de l’huile de vidange, le plastique des tableaux de bord qui se décompose sous le soleil et la poussière.

Dans notre monde depuis bien longtemps : la bourgeoisie, tout le monde en veut.

 

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